Accueil     Biographie       Actualités      Nos actions      1925 : Expo Internationale des Arts Décoratif     1931 : Musée des Colonies    1937 Palais de Tokyo     Japon 2015

 

 

Les thèmes dans l’œuvre de Janniot

 

L’Antiquité et la mythologie

Le nu, thème traditionnel de la sculpture depuis l’Antiquité, fut l’un des motifs préférés d’Alfred-Auguste Janniot. Comme les autres sculpteurs classiques de sa génération, il revisita les influences  du passé gréco-romain sans jamais verser dans l’académisme pompier.  



 

Amoureux de la belle manière, Janniot se considérait d’abord comme un artisan. Il prônait le retour à l’emploi de matériaux nobles et de techniques de taille ancestrales.  




 



Les Trois Grâces sont un motif récurrent dans l’iconographie du sculpteur. Elles fournirent le sujet de l’une de ses plus belles pièces : L’hommage à Jean Goujon, présenté devant l’Hôtel du Collectionneur de Ruhlmann à l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925.  

Cette oeuvre est un hommage au classicisme de l’Ecole de Fontainebleau. Janniot tira de cette admiration pour les anciens maîtres un second groupe disposé l’année suivante sur le paquebot L’Ile de France  sous le titre évocateur de Nymphe de Fontainebleau.






Léda et le cygne 
fut un thème magnifiquement traité par Alfred-Auguste Janniot. Un panneau de Lap, typiquement art déco, est sans doute l’une des ses plus précieuses réalisations décoratives. Cette pièce unique, aujourd’hui en mains privées, fut montrée dans la section artistique et technique de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925.  

 



 

Terra Mater  est un thème singulier et archaïque. La figure nourricière de Gaïa, sculptée par Janniot en  1963, est installée dans le parc de la Faculté des Sciences d’Orsay. Coiffée d’une chouette hiératique, symbole de sagesse, la figure organique est parée d’une faune luxuriante  avec Python entouré de feuillages d’acanthe. Elle rappelle par sa morphologie toute végétale les créations fantasques et métaphoriques d’Arcimboldo, au XVIe siècle.

 

 

L’aventure des grands paquebots l’Ile de France et le Normandie

Les grands paquebots transatlantiques sont l’un des symboles du raffinement des années trente. Ces palaces flottants véhiculaient le luxe et le rêve d’un art de vivre à la française  Outre-Atlantique. Très élitistes, ils emportaient à leur bord une clientèle fortunée et élégante, grande amatrice du style art déco.  

 

 

 


L’Ile de France  fut construit en 1927. Joyau de la Compagnie Générale Transatlantique, il était le plus grand paquebot de la flotte mondiale depuis la Grande Guerre. Ce navire surnommé « la rue de la Paix de l’Atlantique » était réputé pour sa magnificence. Les plus grands créateurs du style art déco travaillèrent à sa décoration. Le célèbre ensemblier Ruhlmann aménagea le grand hall. Janniot réalisa pour le luxueux espace de réception une gracieuse Nymphe de Fontainebleau  en bois doré qui évoquait son précédent Hommage à Jean Goujon  admiré par tous à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925.  


En 1935, un second paquebot transatlantique de luxe fut construit sous le nom Le Normandie. Plus imposant que son prédécesseur, il incarnait l’apogée du raffinement art déco. Ce palace flottant proposait autant de distractions qu’une ville moderne : magasins, restaurant, bars, théâtre, cinéma et casino. On trouvait également à bord une chapelle et une clinique.  

L’aménagement du Normandie  mobilisa une nouvelle fois les plus grands décorateurs et artistes de la période. Aux cotés de Ruhlmann et Lalique, Janniot fut appelé à concevoir une fresque monumentale en plâtre dorée évoquant la Normandie.



Janniot à New York



L’oeuvre de Janniot est connue des New-Yorkais arpentant la très chic 5e avenue. En 1934, le sculpteur réalisa sur commande un élégant dessus de porte pour l’entrée de la  Maison de la France au Rockefeller Center.

Ce bas-relief coloré met en scène le motif favori du sculpteur : les Trois Grâces. Poésie, Beauté et Elégance  occupent le bas registre de la composition aux accents botticelliens. Au-dessus d’elles planent les deux allégories féminines incarnant la rencontre des continents américain et européen.

En 1939, Janniot retournait une dernière fois à New-York pour porter haut les couleurs de son pays à l’Exposition Internationale.


Où voir les oeuvres ?

 

Le musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt, Beauvais, Troyes, Mont-de-Marsan, Bordeaux, Poitiers, Roubaix, , Saint-Quentin ont des collections incontournables sur les années de l’entre-deux-guerres et le renouveau de la statuaire figurative classique.

Le campus de l’Université d’Orsay : Terra Mater. Une exposition avait été consacrée à Janniot et cette sculpture redécouverte lors des journées du patrimoine, en septembre 2005

Musée des Années 30
        92 Boulogne Billancourt

Palais de Tokyo
        11 et 13 avenue du président Wilson - 75015 Paris

Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie
        293 avenue Daumesnil - 75012 Paris

Campus de l’Ecole Normale Supérieur de Cachan
        94230 Cachan

Palais Carnolès
        3 avenue de la Madone - 06500 Menton

Monuments aux morts de Nice
        Chaussée Rauba Capeu - 06300 Nice

Mairie de Puteaux
        131 rue de la république - 92801 Puteaux

Grande Poste de Puteaux - 92801 Puteaux

Chambre de Commerce et d’Industrie
        36000 Châteauroux


Mairie de Barentin
        76360 Barentin


Façade de l’Ecole d’Ingénieurs de Strasbourg
        67000 Strasbourg

RockeFeller Center - La Maison Française
        New-York U.S.A.

Musée Despiau Wlérick
        6 place pujolin - 40000 Mont de Marsan

Cimetière de Passy
        2 rue du commandant Schloering - 75116 Paris

Lycée Louis Armand
        94130 Nogent sur Marne

Mont Valérien
        92150 Suresnes

Haut de Page

 


Les Oeuvres     Janniot/Roux-Spitz       Portrait d'Alfred Auguste Janniot     L'Oeuvre Monumentale       L'Association        Réalisation du site